Éclairage solaire
Capteur crépusculaire
Le capteur crépusculaire est une petite cellule photosensible qui mesure la luminosité ambiante et commande l'allumage du luminaire quand la nuit tombe, puis son extinction au lever du jour. Sur les modèles solaires, il est presque toujours intégré au panneau lui-même : tant que le panneau produit du courant, il fait jour ; quand la production cesse, la lampe s'allume — le panneau sert alors à la fois de source d'énergie et d'interrupteur automatique.
Son intérêt au jardin est double. D'abord le confort : aucun interrupteur à actionner, l'éclairage suit naturellement les saisons — il s'allume tôt en décembre, tard en juin. Ensuite l'économie d'énergie : la batterie n'est sollicitée que lorsque la lumière est réellement utile, ce qui compte sur un système dont la réserve quotidienne est limitée à ce que le panneau a capté dans la journée. Certains modèles y associent un détecteur de mouvement qui réserve la pleine puissance aux passages : les deux dispositifs se complètent, le capteur décidant du quand, le détecteur du combien.
Le piège classique est l'emplacement. Un capteur installé sous un éclairage public, près d'une fenêtre allumée ou face à un autre luminaire du jardin peut croire qu'il fait encore jour et refuser de s'allumer — ou clignoter en s'allumant et s'éteignant en boucle. Avant de conclure à une panne, éloignez le luminaire de toute source lumineuse parasite et observez son comportement une nuit complète.
Grâce à son capteur crépusculaire, une lanterne solaire posée sur le muret s'allume seule vers 17 h en hiver et guère avant 22 h au cœur de l'été.