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Livraison suivie incluse — France métropolitaine

Coin oiseaux & biodiversité

Hôtel à insectes

L'hôtel à insectes regroupe en une seule structure plusieurs types d'abris : tiges creuses pour les abeilles solitaires, planchettes rainurées pour les chrysopes, paille pour les perce-oreilles. Son rôle est de pallier la disparition des abris naturels — tiges sèches, bois mort, talus, vieux murets — dans les jardins régulièrement entretenus, où chaque recoin est nettoyé avant l'hiver.

Son intérêt tient à ses occupants : les abeilles solitaires, comme les osmies, sont des pollinisatrices précoces et efficaces des fruitiers, actives dès mars quand les abeilles domestiques sortent encore peu. Elles sont par ailleurs inoffensives : sans colonie à défendre, elles ne piquent pratiquement jamais, ce qui autorise une installation près des zones de passage. Chrysopes et perce-oreilles, eux, consomment quantité de pucerons. Loger ces auxiliaires du jardin, c'est renforcer à la fois la pollinisation et la régulation des ravageurs.

Un petit hôtel bien conçu vaut mieux qu'une grande structure décorative : des tiges de diamètres variés, de 3 à 10 mm, lisses à l'intérieur — les échardes d'un bambou mal coupé blessent les abeilles — et fermées à l'arrière ; une exposition sud à sud-est ; une fixation stable, sans balancement, à hauteur d'homme et à l'abri de la pluie. Les grands modèles vendus mal garnis restent souvent vides.

Deux compléments font la différence : des fleurs à proximité, car un hôtel isolé au milieu d'une pelouse rase n'offre ni nourriture ni matériaux de construction aux occupantes, et un renouvellement des tiges tous les deux ou trois ans pour éviter que les parasites ne s'accumulent dans les galeries.

Un fagot de tiges de bambou fermées à l'arrière, fixé plein sud contre le mur du potager, sera colonisé par les osmies dès les premiers beaux jours de mars.