Éclairage solaire
Température de couleur
La température de couleur, exprimée en kelvins (K), décrit la teinte d'une lumière blanche : chaude et ambrée vers 2700 K, neutre autour de 4000 K, froide et bleutée au-delà de 5000 K. Le terme vient de la physique — c'est la couleur qu'émettrait un corps chauffé à cette température — mais son usage courant est simple : plus le chiffre est bas, plus la lumière est dorée.
Au jardin, ce choix pèse davantage que la puissance. Une lumière chaude, entre 2700 et 3000 K, flatte les matériaux naturels — bois, pierre, feuillages — et prolonge l'esprit du feu de camp : c'est la teinte des terrasses et des allées où l'on veut se sentir accueilli. Une lumière froide, au contraire, aplatit les végétaux et donne un rendu de parking ; elle ne se justifie guère qu'aux points où la visibilité prime réellement, comme un portail ou un escalier raide.
Sur les luminaires solaires, la température de couleur est le plus souvent fixée à la fabrication, sans réglage possible ensuite : elle fait donc partie des critères à vérifier avant l'achat, au même titre que le flux en lumens. Les fiches produit l'indiquent en kelvins, parfois sous les mentions « blanc chaud » ou « blanc froid », moins précises mais suffisantes pour éviter les mélanges malheureux. Un jardin cohérent s'en tient à une seule teinte dominante d'un luminaire à l'autre.
En choisissant toutes ses lanternes et bornes en blanc chaud autour de 2700 K, on obtient un jardin dont l'éclairage semble prolonger l'heure dorée du soir.