Aller au contenu

Livraison suivie incluse — France métropolitaine

Arrosage & entretien

Eau de pluie

L'eau de pluie est une eau douce : elle ne contient ni le calcaire ni le chlore de l'eau du réseau, et sa minéralisation est très faible. Recueillie en aval d'une gouttière dans un récupérateur, elle constitue une réserve d'arrosage disponible au plus près du jardin.

Pour les plantes, la différence n'est pas anecdotique. Le chlore de l'eau du robinet n'est pas un allié de la vie microbienne du sol, et son calcaire contrarie les plantes de terre de bruyère — hortensias, rhododendrons, camélias — qui exigent un sol acide. L'eau de pluie, neutre à légèrement acide, leur convient naturellement. Stockée dans une cuve au jardin, elle est en outre à température ambiante : arroser avec une eau tempérée évite aux jeunes plants et aux semis le choc d'une eau froide sortie de la canalisation.

L'intérêt pratique complète l'intérêt horticole : une réserve constituée au fil des pluies de printemps limite le recours au réseau pendant l'été, précisément au moment où l'eau se fait rare et où les restrictions d'arrosage peuvent s'appliquer. Bien dimensionner son récupérateur par rapport à la toiture et aux besoins du jardin devient alors la vraie question.

Quelques précautions d'usage, enfin. L'eau de pluie récupérée n'est pas potable : réservez-la à l'arrosage. Un couvercle opaque sur la cuve bloque la lumière — donc les algues — et empêche les moustiques d'y pondre ; un collecteur filtrant posé sur la descente de gouttière retient feuilles et mousses avant qu'elles ne fermentent dans la réserve. Avant l'hiver, videz les cuves hors-sol pour les protéger du gel. Et surélever le récupérateur d'une trentaine de centimètres suffit à glisser un arrosoir sous le robinet — un détail qui change l'usage au quotidien.

L'eau du récupérateur, douce et à température du jardin, convient parfaitement aux semis et aux hortensias que l'eau calcaire du robinet contrarie.